Mauvais diagnostic

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Courant du mois de mai, depuis quelques jours, je ressentais une douleur latente dans le bas ventre, comme des douleurs de règles, mais en plus fort, mais qui ne durait pas.

Jusqu’au jour où…

Tout à réellement commencer lors d’une promenade dans un parc où je portais Monsieur M en écharpe. La douleur commençait à se faire ressentir de plus en plus souvent. Puis au retour d’un vide grenier, où j’essaye de collecter des bodies pour l’opération We love Préma 2 et où j’ai porté en écharpe Monsieur M plus de 2 heures, la douleur s’est faite sentir et n’est plus repartie. A tel point, que j’étais pliée en deux et que je ne pouvais presque plus marcher.

Tout de suite,je me suis dit, que c’est parce que j’avais trop porté mon pépère de plus de 8kg et que je me suis faite une déchirure ou un truc dans ce genre. Mais je n’étais pas plus inquiète que ça.

Cependant, Chéri-chéri, lui n’était pas de cet avis. Après une sieste, tant bien que mal reposante, la douleur était toujours présente, impossible de marché et présence de fièvre. Alors Chéri-chéri décide d’appeler le SAMU pour pouvoir un rendez-vous avec le médecin de garde. Rendez-vous pris pour 17h.

Direction le cabinet du médecin de garde avec 2 enfants en bas âge qui doivent prendre leur goûter. Malheureusement à notre arrivée, il a un peu d’attente. Mais des personnes bien attentionnées, ayant vu que nous avions des tout-petits, nous ont laissé passer. Après examen du médecin, elle pense à deux diagnostics, soit un kyste fonctionnel qui a rompu, soit une torsion d’un ovaire. Elle me demande donc d’aller aux urgences gynécologiques d’Angers. Car si ce n’est qu’un kyste, un bon antalgique devrait suffire. Par contre, si c’est une torsion des ovaires, une chirurgie est de rigueur. Pffff, encore une galère, comme si cela ne suffisait pas.

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En route pour les urgences, avec deux enfants en bas âge. Heureusement qu’arrivée aux urgences, j’ai tout de suite été reçue par une sage-femme. Au programme, un véritable interrogatoire :

  • Pensez-vous être enceinte…
  • Avez-vous eu des rapports non protégés avec une autre personne que votre mari ?
  • Prenez-vous des substances ?

Les réponses : NON, NON, NON…

Il s’en suit d’une prise de sang avec une ribambelle de tubes multicolores et une échographie par voie endovaginale et un examen (je vous passerais les détails). Pendant, l’échographie, l’interne était assez bavarde jusqu’au moment de recherche l’ovaire droit à la place grosse masse visible à l’écran. L’interne se tait… Que dois-je en penser ? Je lui demande si ce qu’elle voit est un kyste… pas de réponse. Elle souhaite m’examiner. L’examen est très douloureux. Il consiste à des prélèvements et palpations.

Je continue à demander ce que j’ai et toujours pas de réponse. On me dit juste qu’il faut que j’attende le retour de la prise de sang en salle d’attente. C’est donc parti pour plus de 2 heures d’attente et toujours avec deux enfants en bas âge, sachant qu’il est près de 19h et que le lendemain, il y a l’école pour Choupinette. J’exige que Chéri-chéri rentre à la maison pour leur donner le bain, le repas du soir… et quand j’aurais les résultats, ils n’auront qu’à venir me chercher. Au moins, ce n’est pas 2 heures de perdu pour tout le monde.

Le temps est long surtout que je n’ai quasiment plus de batterie sur mon smartphone. Alors j’attends… j’attends… Enfin, on m’appelle. L’interne m’emmène dans un bureau et ferme la porte. Le diagnostic tombe. Elle m’annonce que j’ai une maladie sexuellement transmissible !
Je suis sur le cul. Heureusement que j’étais assise. Je me demande comme c’est possible, car je ne trompe pas mon mari et je ne pense pas que ce dernier me trompe, surtout avec tout ce que nous avons vécu ces derniers mois.

L’interne a quand même lâché une bonne atomique. Comment est-ce possible ? Quand l’ai-je eu ? Qui me la transmisse ? Et surtout comment l’annoncer à Chéri-chéri ?
Heureusement que j’ai un mari MERVEILLEUX, qui a une entière confiance en moi. Imaginez un instant que mon couple ne soit pas très solide ou que mon mari soit d’une jalousie extrême. Cela aurait pu être la mort de notre couple. OUF… cela n’en fut pas le cas !

J’essaye quand même de comprendre et pose quelques questions à l’interne :

  • Est-ce possible d’avoir une MST alors que cela fait plus de 9 ans que je suis avec mon conjoint et que nous avons été fidèle ? Réponse de normand : cela peut arriver.
  • Savez-vous me dire c’est quelle MST ?  Réponse : Il faut attendre les résultats.
  • Mon mari va-t-il lui aussi avoir un traitement ? Réponse : Il faut attendre les résultats.

Donc à part attendre et prendre deux antibiotiques à spectre large pendant 14 jours, il n’y a rien d’autre à faire.

ATTENDRE !

Le vendredi qui suit, accompagné de Monsieur M, je retourne aux urgences gynécologiques pour une suite de suivi et pour avoir les résultats des prélèvements.

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D’abord, on m’annonce que les résultats sont négatifs pour les prélèvements. OK, mais c’est quoi cette infections ? J’adore les réponses comme suit : « Hé bien, nous ne savons pas, nous ne pouvons pas faire les tests pour toutes les MST ou infections ». Certes, mais la réponse ne me convient pas. Je fais quoi moi avec cette douleur…
Bien sûr, j’ai droit à une nouvelle prise de sang pour voir si les marqueurs d’infections sont toujours élévés, à une nouvelle échographie et à des palpations. Hummm, j’adore me faire triturer le bide. Heureusement, les douleurs se sont bien atténués et je peux marcher normalement.

A nouveau attendre, pour des résultats avec mon petit homme qui a été super sage. C’est là que je savoure mon bonheur d’avoir des enfants mignons, rieurs et joueurs…

On m’appelle… Mais les salles étant toutes prises, on m’accueille dans le couloir pour me donner les résultats et la marche à suivre (c’est très moyen moyen comme accueil) : « Au vu des résultats de la prise de sang, vous pouvez arrêter les anti-biotiques et rentrer chez vous, vous n’avez rien« 

Donc si je comprends bien, ils ont lâché une bombe atomique, qu’il a fallu gérer psychologiquement et physiquement, puisqu’il y avait douleurs. Et tout ça pour m’entendre dire que je n’ai rien.
Bien bien… Je vais devoir demander mon dossier et en parler soit avec mon médecin traitant, soit ma gynécologue. Je trouve que c’est presque une faute professionnelle d’annoncer un diagnostic qui peut avoir de grave conséquence dans la vie d’une personne. D’ailleurs, je ne remercierais jamais assez mon mari pour l’amour et la confiance qu’il a pour moi.

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